Training Day : un pilote d'une débilité inégalée !

Samedi 27 Janvier 2018

Si les séries policières bien ficelées et bien nerveuses, c'est votre came... Passez votre chemin ! Training Day, à voir ce samedi 27 janvier sur HD1, refoule tout ce qu'elle croit savoir sur le genre mais flirte davantage avec la parodie involontaire qu'avec l'hommage. Mieux vaut garder un bon souvenir du film dont elle est tirée, que de s'infliger ça.



Il y a des remakes qui fonctionnent, comme Fargo, ceux qui font le job sans prétention, comme Limitless ou Lethal Weapon. Et il y a ceux qu'on aimerait oublier vraiment très vite. Training Day, à voir sur HD1, ce samedi 27 janvier, à 21 heures, fait partie de cette dernière catégorie. On s'est donc sacrifié pour que vous n'ayez pas à subir le visionnage de ce pilote d'une débilité encore rarement égalée (ok, peut-être par le remake de MacGyver mais c'est un autre débat).





Commençons par le pitch, d'une simplicité redoutable puisqu'il reprend relativement la même intrigue de départ que le film d'Antoine Fuqua avec Denzel Washington et Ethan Hawke. Un flic de Los Angeles, Frank Rourke (incarné par Bill Paxton), pas franchement à cheval sur l'éthique, se voit imposer par sa hiérarchie un "trainee", un jeune policier en formation donc, du nom de Kyle Craig (Justin Cornwell). Il a en fait été placé là pour enquêter sur les méthodes plutôt expéditives et les arrangements douteux de son aîné.

Le duo vieux briscard et jeune loup qui veut suivre le code à la lettre, est une astuce vieille comme le monde dans les séries ou films policiers. Une configuration que l'on connaît mais qui peut encore avoir de belles choses à raconter. Ce n'est pas parce qu'on se repose sur des acquis que l'on fait forcément de mauvaises choses. Mais avec Training Day, on a la douloureuse impression que l'on va s'aventurer, chaque semaine, dans des enquêtes fumeuses où Frank va briser les règles, faire la leçon à Kyle parce que la vie ce n'est ni tout noir, ni tout blanc et que lui aime bien les nuances de gris. N'allez pas y chercher plus de profondeur, il n'y en a pas dans ces interminables 42 minutes de pilote.

Parce que l'action se déroule à Los Angeles, le réalisateur a cru bon d'ajouter un filtre bien jaunasse à sa caméra, ce qui a surtout pour effet de rendre tout ça bien cheap. Il se permet aussi de faire quelques tentatives de transitions dignes d'un projet d'étudiant en première année d'audio-visuel. Mais le pire reste à venir. Car c'est bien le script qu'il faut ici clouer au pilori. Des dialogues affligeants, des clichés à la pelle et la drôle d'impression que les deux protagonistes ne jouent pas dans la même série. Si Justin Cornwell s'en sort à peu près dans un registre dramatique et dans les scènes d'action, Bill Paxton, qui nous avait pourtant habitués à mieux, semble évoluer dans un monde parallèle où Training Day serait une parodie de série policière. À grands renforts de répliques tantôt moralisatrices, tantôt racistes, il nous glisse quelques vannes que même Horatio Caine des Experts Miami aurait honte de prononcer.

Les méchants sont très méchants, et la caricature ne s'arrête pas là. En parlant d'un malfrat latino qui a liquidé un homme, Frank explique qu'il en a fait "du gaspacho" (les clichés racistes ne s'arrêtent pas là, hélas). Les femmes font tapisserie, comme cette call girl obligée de marcher sans ses talons aiguilles et qui, alors qu'elle est cernée de types prêts à se tirer dessus, se plaint que sa "pédicure va être complètement ruinée". Le grand vilain de l'histoire a un nom tout droit sorti d'un mauvais comic book : Blowtorch Bob. Pour les moins anglophiles d'entre vous, sachez que "blowtorch" signifie "chalumeau". Pourquoi s'appelle-t-il ainsi ? Parce qu'il crame les gens avec un chalumeau. Malin ! Non, vraiment, Training Day n'a rien à offrir, pas même l'assurance du dépaysement devant un bon divertissement bien punchy. On vous laisse bien sûr libre de découvrir ce gigantesque ratage, mais sachez que vous y perdrez sans doute quelques neurones au passage (et probablement le goût de regarder d'autres séries policières, pourtant bien plus méritantes).


Delphine RIVET (tele-loisirs.fr)







 
 
 
 
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