DALLAS a 40 ans: Comment la Saga a changé l'univers des séries ?

Lundi 2 Avril 2018

DALLAS a 40 ans ! 


Tout commence le 2 avril 1978 lorsque CBS propose aux téléspectateurs américains une mini-série en cinq épisodes d’un genre encore jamais vu, un prime time soap, le portrait d’une famille, les Ewing ! De riches et puissants texans, propriétaire du ranch, Southfork. Dans une Amérique alors en plein embargo pétrolier arabe, "Dallas" devient un phénomène. Le feuilleton tiendra finalement en haleine les téléspectateurs du monde entier durant 357 épisodes, répartis en 14 saisons, jusqu’au 4 mai 1991. Comment Dallas est devenu un feuilleton culte qui a changé l’univers des séries télé ?


Le plus célèbre salopard de l’histoire des séries

Dallas est une grande épopée familiale qui raconte la rivalité entre deux familles, les Ewing et les Barnes. Bobby Ewing ( Patrick Duffy)) et son épouse, Pamela Barnes Ewing (Victoria Principal), modernes Romeo et Juliette, en font les frais. Jock Ewing, le patriarche, est l’archétype du self-made-man : un simple cow-boy, devenu pionnier puis magnat du pétrole. Forcément, cela séduit aux Etats-Unis.

La saga texane raconte aussi la rivalité entre deux frères, le gentil Bobby et l’impitoyable J.R. Ewing (Larry Hagman). J.R., homme d’affaires sans scrupule, ne recule devant aucun coup bas pour parvenir à ses fins, poussant sa femme, Sue Ellen (Linda Gray), vers l’alcoolisme. Menteur, manipulateur, infidèle, odieux, J.R. est probablement l’un des pires salopards de l’histoire de la télévision. Les téléspectateurs adorent détester ce personnage constamment tiraillé entre sa soif de pouvoir et son insatiable appétit sexuel, et son attachement à sa famille et à ses racines texanes.

Le plus célèbre prime time soap de l’histoire des séries



Ce feuilleton fleuve s’inscrit dans la tradition des soap opera, ces programmes sponsorisés par des fabricants de lessives destinés à distraire les ménagères. Dallas rompt avec le soap quotidien confiné aux programmes de journée. Après Peyton Place, il est le second soap proposé le soir, de façon hebdomadaire. Un pari à l’époque.

Dallas est l’archétype du prime time soap. Le feuilleton mise sur une production luxueuse avec des scènes tournées à l’extérieur, une mise en scène soignée et des intrigues de meilleures qualités que les soaps classiques. En empruntant au soap, au western, au policier, au feuilleton sentimental, la série réinvente des formes, des structures narratives qui seront mille fois copiées.

Le plus célèbre des cliffhangers

Les scénaristes de Dallas sont les maîtres du cliffhangers. L’un des plus célèbres reste celui du dernier épisode de la troisième saison, intitulé « A Divided House », diffusé le 21 mars 1980 dans lequel un individu non identifié tire deux balles sur le héros, J.R. Ewing. Ce final laisse ses fans dans un suspense insoutenable : J.R. est-il mort ?

Les téléspectateurs durent attendre tout l’été et une bonne partie de l’automne (à cause d’une grève des scénaristes) pour apprendre si J.R. était vivant et qui avait tenté de l’assassiner et furent pris d’une folie collective. Durant l’été, des tee-shirts avec la mention « Who shot J.R. ? » puis « I shot J.R. », furent imprimés et de nombreux paris sur l’identité du coupable organisés. Durant la campagne présidentielle de 1980, les Républicains diffusèrent un pin’s affichant « a democrat killed J.R ».

Le premier épisode de la quatrième saison, intitulé « Qui a tiré sur J.R. ? » attira quelque 83 millions d’Américains, et 76 % de part d’audience. Cet épisode est toujours le plus regardé de l’histoire de la télé avec quelque 360 millions de téléspectateurs cumulés dans le monde. Dallas est alors traduit dans 67 langues et diffusé dans 90 pays.

Le final de Dallas reprend la même recette. L’épisode se termine avec J.R. prêt à se tirer une balle dans la tête. Le dernier plan montre Bobby qui court jusqu’à la chambre de son frère à Southfork et découvre un spectacle qui le laisse avec un regard d’effroi. J.R. est-il mort ?

Le come-back le plus impossible

Comme dans tout bon soap opera, on ne compte plus les machinations diaboliques de J.R., les dépressions de Sue Ellen, les divorces et remariages des principaux personnages. L’acrobatie scénaristique la plus abracadabrantesque est ce qu’on appelle la dream season ((la saison du rêve).

A la fin de la saison 8, Bobby meurt en sauvant la vie de son ex-future-femme, Pamela, renversé par une voiture conduite par son ex-belle-sœur Katherine Wentworth.

Patrick Duffy, qui campe Bobby, veut faire carrière au cinéma. A la suite de son départ, les audiences chutent. La production convainc l’acteur de revenir. Lors d’une scène mythique à la fin de la saison 9, Bobby réapparaît simplement sous la douche, alors que Pamela Ewing vient de se réveiller. On apprend au début de la saison 10 que tout ce qui s’est passé en saison 9 a été simplement rêvé par Pamela Ewing.



Une grosse ficelle qui n’empêche pas les fans de revenir en nombres. Les liens entre Dallas et sa série dérivée, Côte Ouest, sont rompus. Bobby y sera toujours considéré comme mort. Côte Ouest a été écrite avant Dallas. N’ayant pas réussi à vendre le projet, les producteurs développent Dallas à la place. Face au succès de la saga texane, Côte Ouest sort du placard. Entre-temps, Dallas est devenu le mètre étalon de la saga familiale à l’américaine de l’ère Reagan.


Anne DEMOULIN (20minutes.fr)







 
 
 
 
 
 
 
 
 
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