François Perrot (Georges Quentin dans Chateauvallon), est décédé

Lundi 21 Janvier 2019

 

Il avait joué dans des films de Chabrol, Tavernier, Zidi, et de très nombreux rôles à la télévision et au théâtre. François Perrot s’est éteint dimanche.

Nous sommes beaucoup à avoir grandi avec lui. Avec ces seconds rôles presque toujours au premier plan. Pendant 60 ans, dans son cas. François Perrot, disparu dimanche à son domicile de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), à 94 ans, de mort naturelle. Cette présence familière du petit comme du grand écran. Quelqu’un dont on connaissait le visage aussi bien que celui de présentateurs du JT, mais pas toujours le nom.



François Perrot ? Aujourd’hui, nous sommes nombreux aussi à avoir d’abord tapé son nom sur Internet pour voir son visage. Ah mais oui, bien sûr. Mais où ? Partout. 150 films. « Coup de torchon » de Tavernier, « Les Morfalous » de Henri Verneuil avec Jean-Paul Belmondo, beaucoup de Chabrol, « Banzaï », « Pour cent briques t’as plus rien… ».

Mais les souvenirs, pour bien des générations, se sont tissés à la télévision quand il n’y avait que deux ou trois chaînes. Quand on ne manquait pour rien au monde des séries ou des rendez-vous comme « Messieurs les jurés », « Les Cinq Dernières Minutes », « Arsène Lupin », « Maigret ». Rien ne se faisait sans François Perrot, souvent dans le rôle d’un notable (voilà aussi pourquoi Chabrol, peintre de la France provinciale, l’aimait tant).


Au fil de la télé

Cette impression que si l’on allumait la télé, il serait probablement là dans la fiction du soir, comme un gage de qualité. Un poids d’existence. Un second rôle, c’est une capacité à exprimer beaucoup en peu de temps. Oui, je ne fais que passer, mais vous feriez bien de vous intéresser à ma vie, à mon personnage… Ces acteurs qui n’en pensent pas moins. Laissent une trace, en deux ou trois plans parfois.


 

Il a accompagné l’évolution de la télé, l’époque des grandes sagas, « Châteauvallon », « Le Château des Oliviers ». Pour jouer aussi bien dans ces châteaux et sur les tréteaux d’une longue carrière théâtrale, il fallait être un prince, formé à la cour des meilleurs. Cet homme à l’oeil sombre et amusé, au demi-sourire énigmatique, à cette plastique dont on ne savait si elle allait basculer vers la colère ou rester impassible, avait commencé sa carrière avec Louis Jouvet avant de rejoindre le TNP de Jean Vilar. Deux monuments.

En 1951, François Perrot, à 27 ans, joue dans « Mère courage » de Brecht mis en scène par Vilar. C’est avec de telles fondations que l’on devient un pilier. Il avait de la distinction. Et parmi ses distinctions, une nomination au César du Second rôle 1990 pour « La Vie et rien d’autre » de Bertrand Tavernier. Cette fois encore, il n’arriva pas premier. C’est Robert Hirsch qui le décrocha, pour « Hiver 54, l’abbé Pierre ». Les autres nominés s’appelaient François Cluzet et Roland Blanche. La cour des grands. Le César de François Perrot, c’est cette capacité soudaine et certaine à se rappeler à notre meilleur souvenir d’une manière assez poignante aujourd’hui, tant il a accompagné nos vies sur une très longue durée.


Yves Jaeglé (le parisien.fr)
 






 

 
 
 


 
 
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