"Profilage": l'interview intégrale d'Odile Vuillemin...

Jeudi 25 Novembre 2010


Notre entretien complet avec Odile Vuillemin, l'interprète de Chloé Saint-Laurent dans "Profilage"...

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La saison 2 a démarré. Elle a réalisé de bons chiffres. Est-ce qu'il y a un peu moins de pression maintenant que l'on sait que les gens sont revenus et que le succès est au rendez-vous ?
Odile Vuillemin : Non, il y en a plus. Le tournage en plus de la diffusion, c'est compliqué à gérer. Mais bien entendu c'est chouette ! Les audiences sont bonnes, tout comme l'accueil.

Est-ce que vous avez vu les épisodes en direct, sur TF1 ? Ou est-ce que justement vous évitez cela ?
Non, malheureusement. Au même moment avec l'équipe, nous faisions la fête (rires) ! Mais par contre j'avais vu la saison 1 à la télévision.

Lors d'une interview, Guillaume Cramoisan avait laissé entendre que la saison 2 permettrait d'en savoir un peu plus sur le passé de Chloé...
En effet, je confirme. Matthieu (ndlr: Matthieu Pérac, interprété par Guillaume Cramoisan) fouille dans le passé de Chloé, ce qui la met extrêmement mal à l'aise, parce qu'elle refoule ce qui s'est passé depuis un bout de temps. Au final, Chloé va donc finir par dévoiler son passé à son partenaire...

Ces scènes où on en apprend plus sur Chloé et Matthieu sont plus intéressantes à jouer, toujours selon Guillaume Cramoisan, notamment parce qu'elles permettent de faire vivre ces personnages. Comprenez-vous ce qu'il a voulu dire ?
Oui, bien évidemment. C'est comme dans "House", au final je me fiche de la maladie du patient. Pour moi, cela doit servir de base aux rapports entre les personnages. Les cas médicaux sont des supports aux histoires, à la vie des gens...

Lorsque vous vous êtes appropriée ce personnage, lorsque vous avez été engagée pour "Profilage", la bible mise à votre disposition était-elle complète ? Avec tous ces éléments sur le passé de Chloé que l'on va découvrir en seconde saison...
Oui, je connaissais déjà tous ces éléments. Pour construire mon personnage, je suis allée voir les scénaristes. Je voulais comprendre le passé de Chloé. Si on ne connaît pas ces éléments, on ne peut construire qu'un personnage au fur et à mesure, ce qui n'est pas forcément crédible.

Justement à propos de Chloé, un détail a beaucoup marqué les téléspectateurs lors de la première saison: sa façon de tenir son sac...
On m'en a effectivement beaucoup parlé (rires) !

Ces éléments venaient de la bible ou est-ce une petite touche personnelle ?
Non, cela vient de moi. Il y a une bible, un scénario, des ajouts lors du tournage et de la création personnelle. C'est un tout. J'ai inventé une démarche pour Chloé. Et elle tient son sac de cette manière parce que cela a aussi un sens. Au départ, on m'avait demandé de le porter autrement mais j'estimais qu'elle devait le manier ainsi parce que c'est sa façon de se protéger, de mettre à distance. Et puis, son sac, c'est aussi un peu sa vie (rires) !

Et les tenues de Chloé ?
C'est parti d'une discussion avec la costumière. Chloé n'est pas du tout dans l'image, dans le besoin de séduction, elle est juste dans son monde, sans chercher à plaire aux autres. Et au final, ce n'est pas un sujet qu'elle maîtrise réellement. Alors, certes elle a un look bien à elle, et qui s'explique aussi par ce qu'elle a vécu mais, pour moi, Chloé c'est quelqu'un qui, le matin, ouvre son placard, prend une robe et une paire de collants et voilà... Pour elle, c'est trop compliqué d'assortir un haut et un bas, donc elle met des robes. Lors de la préparation de la série, on ne savait pas encore trop comment l'incarner, c'est une période compliquée, surtout qu'il est difficile avec un tel personnage d'avoir une vue précise. On a donc cherché des robes sur Paris. Par la suite, le réalisateur a vu les tenues et a dit que ce n'était pas assez sexy. Ce qui me semblait en décalage avec ma vision de Chloé, qui n'est pas sexy du tout, ou alors seulement malgré elle. Elle ne cherche pas du tout à l'être, cela ne fait pas partie de son monde tout simplement. Le réalisateur voulait un peu plus de fantaisie. Je lui ai alors envoyé la photo de la robe avec les chats et le clocher, et ça lui a plu. Malheureusement, le modèle n'existe pas en France. Je suis donc allée à Londres pendant une semaine à la recherche des robes.

En prolongeant cette idée, on a parfois l'impression que Chloé n'a pas vraiment de pudeur...
Oui, c'est exactement ça. Elle n'est pas du tout dans l'image, elle ne sait pas quoi faire d'elle-même. Elle s'occupe très bien des criminels, ou plus largement des autres, mais dès qu'il s'agit de s'occuper de sa vie, il n'y a plus personne. Elle n'a pas les codes.

Elle vit dans un espèce d’autisme empathique...
Ce qui l'arrange puisque ça l'empêche de s'occuper d'elle-même.

Combien de temps a duré la préparation de la série ?
Un mois à peu près.

Lorsqu'on s'engage pour une série de prime-time, est-ce qu'on se dit ou est-ce qu'on se refuse à proposer des choses ? Parce que, peut-être, elles ne correspondent pas vraiment au public qui sera devant la télévision. Ou est-ce qu'on ose malgré tout ?
Non, j'y vais toujours.

Et de toutes les propositions que vous avez faites, y en a-t-il certaines refusées que vous regrettez ?
Toutes les propositions importantes à mes yeux ont été acceptées.

Comme disait Guillaume Cramoisan, entre Chloé et Matthieu, on est passé avec cette seconde saison du thème de la différence à celui de la confiance, qu'il faut donner ou gagner. Cela fait d'ailleurs l’objet d'une belle scène à la fin de l'épisode 2 lorsque Matthieu remet à Chloé le dossier sur son passé. On ressent la nécessité pour l'un et l'autre de se faire confiance...
Oui parce que cela fait six mois qu'ils bossent ensemble, qu'ils ont appris à travailler en équipe. Mais au-delà de la confiance, il y a des choses que Chloé ne peut pas faire, parce qu'il y a alors mise en danger, par rapport à sa vie, à son vécu. C'est toujours compliqué pour elle de parler de son passé. Elle est devenue un animal sauvage, à fleur de peau, une écorchée vive... Ce n'est pas qu'elle ne veut pas donner sa confiance, c'est qu'elle ne peut pas, ou seulement petit à petit. Elle apprend à faire confiance à Matthieu, mais c'est long et compliqué.

Qu'apporte Guillaume de Tonquédec, qui interprète le nouveau médecin légiste, dans la série ?
Guillaume est incroyable parce qu'il apporte un petit côté "bourgeois coincé", même s'il ne l'est pas réellement (rires) ! Il a ce petit décalage... Il parle de manière très posée et, en même temps, on sent qu'à l'intérieur... Je ne sais pas vraiment l'expliquer (rires) ! Chloé et lui sont animés par ce même décalage, qui s'exprime certes différemment. Ils se comprennent. Tout comme elle au final, il est dans son monde. Mais, comme pour Hippolyte d'ailleurs, il est un peu plus sociable qu'elle.

Dans les nouvelles séries françaises, en tout cas sur TF1, les personnages principaux sont de moins en moins des héros classiques, ils tendent plus vers des personnages en marge, décalés, parfois même des anti-héros...
C'est fini l'ère des héros lisses, des blondes à forte poitrine super intelligentes ! Cela ne touche personne parce que cela n'existe pas. En tout cas, c'est ma vision, mon analyse. Il n'y a pas de prise avec ces personnages et c'est aussi ce que j'ai voulu montrer à travers Chloé. Je voulais montrer que l'on peut avoir un max de soucis et de défauts, avec ses tics, ses manies et ses codes bien personnels sans que cela empêche d'avancer dans la vie et la société. Je trouve ça beaucoup plus touchant parce que chaque être humain a ses failles, ses blessures et ses manies. Je suis contre l'uniformisation.

Est-ce qu'on entre dans une nouvelle ère des séries en France ?
Disons qu'on ose peut-être plus. C'est peut-être en résonance avec ce qui se fait aux États-Unis et en réaction par rapport à ce qui s'est fait à la télévision lors de cette dernière décennie, durant laquelle on a subi une certaine uniformisation, où les individualités avaient tendance à être effacées. Nous sommes dans une ère où on recommence un peu à parler des différences, qui avant étaient considérées comme des tares. Donc peut-être que les séries suivent aussi ces mouvements de la société.

Des personnages comme "House" sont des anti-héros... et deviennent de ce fait peut-être plus agréables à jouer ?
En effet il y a plus à construire et de choses pour se nourrir.

Justement, quelles séries regardez-vous ?
J'adore House, NCIS... J'ai regardé un peu Pushing Daisies mais je n'ai pas eu le temps de finir. Je pense aussi à La Fureur dans le sang, j'ai pas mal regardé Esprits Criminels...

D'ailleurs, Chloé ressemble un peu à Reid dans "Esprits Criminels"...
Je ne suis pas très influencée par ces séries, tout simplement parce que je voulais vraiment créer un truc pour moi. Oui, il y a des analogies, mais je ne suis pas allée chercher pour copier. Ce ne sont que des inspirations lointaines. Pour en revenir à Reid dans Esprits Criminels, il est touchant, tout comme Abby dans NCIS.

Vous terminez en fin de semaine le tournage de la saison 2, qui comporte 12 épisodes. C'est un tournage long et dur. Est-ce que vous avez la possibilité de vous investir dans un autre projet en parallèle ? De faire du théâtre par exemple... N'est-ce pas parfois un peu frustrant ?
Oui et non. Fatalement, lorsque vous partez neuf mois en tournage, vous ratez des opportunités. Je pense par exemple à Maison close, une série qui va passer sur Canal+ située dans un bordel dans les années 1900 à Paris et réalisée par Mabrouk el Mechri.

Mais vous avez malgré tout pu jouer dans "Xanadu", un projet alléchant destiné à Arte...
Oui, j'ai pu jouer dans Xanadu pendant la coupure entre les 6 premiers épisodes la saison 2 et les 6 suivants. J'y joue une ex-actrice de porno, une repentie qui a pris le contrepied de son ancienne vie, très "BCBG" et posée. Lorsque la série débute, elle rencontre une ancienne copine hardeuse et femme de producteur... et le passé resurgit.

En France, les séries policières sont un genre majeur depuis de très nombreuses années. Renouveler le genre ou simplement sa pierre à l'édifice est un exercice compliqué. Mais au fond, "Profilage" est moins une série policière qu'une série sur des personnages menant une enquête policière... .

Jean-Michel Martial, qui interprète le commissaire Lamarck, a dit une très belle chose à propos d'Eric Summer, le réalisateur, qui n'a pas mis en scène une "enquête" mais une "fable" policière. Je suis assez d'accord avec ce décalage. Peut-être que l'on s'intéresse au départ à une série pour son concept, mais on reste quoi qu'il arrive pour les personnages.

Dans de très nombreuses séries françaises, on avait tout le personnage, toutes ses dimensions au premier coup d'oeil, dès la première scène. Désormais, il y a une patience, une construction et des mystères... .

C'est ce qui ressort des nombreux messages concernant Chloé que je reçois depuis la diffusion: ses mystères, son côté intrigant...

La dynamique existant entre Chloé et Mathieu est intéressante à suivre également. On pourrait très bien les imaginer en couple un jour...

C'est avant tout une belle dynamique de confrontation qui les pousse à se découvrir. Ensuite, par rapport à leur couple, c'est une idée qui a bien évidemment été abordée, pas forcément exclue, mais je pense aussi que s'ils se mettent ensemble, la dynamique est terminée. L'équilibre est dure à maintenir, tout comme celui qu'il faut avoir pour Chloé. Si on déborde de 2 millimètres d'un côté, c'est trop, cela devient de la caricature. Et deux millimètres dans l'autre sens, ce n'est pas assez. Cela demande beaucoup de précision. La marge de manoeuvre est très étroite dans l'interprétation, les costumes...

Cette marge de manoeuvre est-elle la même qu'au théâtre ? Que préférez-vous d'ailleurs: être devant une caméra ou sur les planches ?

Ce n'est pas le même boulot. Au début de ma carrière, je ne voulais faire que du théâtre parce que j'avais l'impression que le cinéma, c'était de la tricherie parce qu'on pouvait refaire à l'infini les prises. Lorsque j'ai débuté au cinéma, j'ai compris qu'il était impossible de tricher avec une caméra face à soi. Si tu ne montres pas l'émotion, personne ne va y croire. Même si tu refais des prises, tu ne peux finalement pas tricher. On ne joue pas de la même façon quand il s'agit de théâtre ou de cinéma, mais j'y prends en tout cas autant de plaisir.

Avez-vous parfois du mal à sortir d'un personnage ?

Sortir de Chloé a été compliqué après la première saison.

Y a-t-il eu une évolution visible de Chloé entre la première et la seconde saison justement ?

Elle est sans doute un peu moins dans sa bulle, notamment grâce à ce facteur d'intégration. Pouvait-elle rester indéfiniment comme elle était ? Contrairement par exemple à House qui n'en a rien faire de changer, Chloé veut se trouver. Toute sa vie est une quête pour s'accomplir. Elle peut donner l'impression de ne pas du tout se soucier de l'extérieur au début de la série parce qu'elle est totalement dans son monde, mais c'est faux. C'est juste difficile pour elle, elle n'a pas les outils. Alors effectivement, il a fallu marquer une évolution à propos de Chloé... et cela a été difficile à trouver, et donc compliqué de se glisser à nouveau dans sa peau pour la seconde saison. Il fallait trouver ses nouvelles variations tout en conservant ce qui la définissait profondément. Ce sont des nouveaux compromis à trouver pour le personnage. Pour en revenir à la question sur la difficulté de sortir d'un personnage, sur la première saison on met en place un personnage difficile à construire et on passe six mois à le jouer... Un ou deux mois après le tournage, j'avais encore quelques mimiques, des tics, sans m'en rendre compte. Tous ces automatismes deviennent aussi une partie de soi. Sur la deuxième saison, le soir j'arrivais plus facilement à la quitter parce que je la maîtrisais aussi davantage.

Avez-vous la possibilité d'improviser, d'insérer quelques trouvailles personnelles sur le plateau, dans votre personnage ?

Oui, bien entendu. Le réalisateur encourageait même cela et comme avec Guillaume l'aspect comédie fonctionnait bien dès la première saison... Ce n'est pas forcément écrit dans le scénario que sur le décor il y a un bosquet et que Chloé va trébucher dessus ou se prendre la branche dans la figure. Le "Colonel Moutarde" n'existait pas dans le scénario à l'origine, tout comme le coup des "M&M's" (rires) ! Toutes ces petites trouvailles sont mises en place avec Guillaume, le réalisateur, la maquilleuse...

On parlait de "House" et du travail de Hugh Laurie, son interprète, y a-t-il des acteurs que vous aimeriez rencontrer pour discuter des recettes de création d'un personnage, de leur méthode de travail ?

Meryl Streep ! C'est intéressant de les voir au travail et le résultat. Concernant House, il y a un tel travail de composition, Hugh Laurie est un acteur immense qui travaille énormément son rôle pour le faire exister. Un personnage existe dès le scénario mais il faut le faire vivre, par plein de petits détails. Ce ne sont pas forcément des choses que le téléspectateur voit mais plutôt ressent et permettent de créer un personnage, aussi bien vis-à-vis de l'acteur que du public. Créer une démarche, une façon de porter un sac, a priori ce n'est rien et pourtant ce n'est pas innocent. De la même manière, je n'avais pas la même démarche ou attitude sur Profilage et sur Xanadu ! Au final, d'un personnage à l'autre, on ne doit pas marcher ou parler de la même manière, presque ne pas avoir le même visage, sinon l'acteur prend le pas sur le personnage. J'aimerais aussi beaucoup rencontrer Clint Eastwood dont les films sont bouleversants.

Vous n'avez pas peur de vous laisser enfermer dans un personnage et, plus généralement, dans une série estampillée "TF1" ?

Au final, un personnage n'est jamais réellement le même que le suivant, c'est à l'acteur de l'incarner de manière différente aussi, avec une nouvelle dynamique. Mais je ne pense de toute façon pas à ce problème d'étiquette.

Est-ce que cela vous tenterait de passer de l'autre côté de la caméra ?

Cela me trotte dans la tête depuis quelques années mais ça arrivera en temps et en heure. Je n'ai pas envie de toucher à tout pour toucher à tout. C'est encore flou mais ce qui est certain, c'est que j'aimerais écrire un film. Je sais ce que je veux raconter, reste à déterminer comment l'amener.

Ce passage par l'écriture complèterait encore davantage un parcours déjà durprenant...

Oui, en effet... Après mon bac "Bio", j'ai fait une prépa HEC et je suis ensuite partie faire de la sociologie. Pendant ma première année de socio, j'ai fait du chinois puis durant la seconde du tahitien. A l'origine, je voulais être ethnologue. L'envie de devenir comédienne est venue du jour au lendemain, de façon viscérale. Ce n'est donc pas un rêve de gamine. Il fallu que je le fasse, je ne sais pas exactement quelle est l'origine de cette brusque envie. Quand j'étais petite on me conseillait souvent de faire du théâtre, ce à quoi je répondais régulièrement par une mine de dégoût ! Quelques années après, ça m'a pris. Je suis allée dans un cours, je continuais la fac tout en travaillant à mi-temps. Puis ça a mordu et je me suis torturée tout un été avant de me lancer complètement. Je m'aperçois aujourd'hui que mes études de sociologie m'aident à construire mes personnages.

Lisez-vous ce qui se dit sur Internet à propos de vous, de la série, qu'il s'agisse de critiques positives ou négatives d'ailleurs...

Je l'ai fait pour la première saison et je reconnais que ça peut parfois être violent. Mais cela signifie aussi que le personnage provoque quelque chose. Je prends de la distance par rapport à tout cela, je ne suis pas Chloé et je n'ai pas le monopole du goût.

Et la chanson ? Vous avez mis à disposition quelques titres sur votre profil Myspace...

Je n'ai malheureusement plus beaucoup de temps à consacrer à la chanson. Mais je vais reprendre, je ne lâche pas ! J'ai pris des cours de chant lyrique avant de me mettre au théâtre. J'avais effectivement fait plusieurs titres mais je n'ai pas encore trouvé la bonne personne pour travailler la musique. Je ne me suis pas encore vraiment trouvée sur ce domaine. J'ai essayé la pop rock mais je penche plutôt vers un côté jazzy en réalité. J'aime certains textes que j'ai écrits, mais j'ai vraiment galéré, peut-être sont-ils trop longs... La différence avec la comédie, c'est que je dois défendre un texte à moi. Et de manière générale, je préfère aller vivre des aventures plutôt que de rester chez moi à écrire. J'ai toujours envie d'écrire des textes de chansons mais peut-être faut-il que j'écrive avec quelqu'un... sinon ça va prendre dix ans ! Je n'ai pas abandonné la chanson, je n'ai simplement pas eu le temps.

Propos recueillis par David Anceau & Thomas Destouches, pour allocine.com

à Paris le 29 mai 2010

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