Les producteurs
de la suite des Mystérieuses Cités d'or !

En décidant de donner une suite à un dessin animé culte, Armelle Glorennec et Eric Jacquot avaient conscience de se lancer un défi de taille. Ils se sont appliqués à produire une deuxième saison dans l’air du temps, tout en conservant les fondamentaux de la série originale.

 

 
Comment est née l’idée de cette suite ?
 
Eric Jacquot : Nous en avions l’idée depuis très longtemps avec Bernard Deyriès. Il y a environ six ans, nous sommes allés en parler avec Jean Chalopin. Lui aussi avait toujours eu envie de faire une suite. Mais la gestion des droits du dessin animé était assez compliquée. Nous avons commencé de longues tractations avant de pouvoir lancer un premier développement.
 
Armelle Glorennec : L'une des grosses difficultés a aussi été de renouer avec le «feuilletonnant». Ce genre est compliqué à écrire car on ne peut pas travailler sur plusieurs épisodes en parallèle, aussi bien pour l’écriture que les dessins. Tout est imbriqué et il faut attendre de connaître la fin d’un épisode pour réaliser le suivant. Le «feuilletonnant » a donc complètement été abandonné en animation et, actuellement, la règle veut que chaque épisode soit bouclé pour permettre plus de souplesse lors de la diffusion. Pourtant, ce format est un véritable atout. Avec le soutien du replay, il permet de fidéliser le public.
 

Où l'histoire reprend-elle ?

A.G. : Les téléspectateurs retrouvent les héros seulement quelques mois après la fin de la première saison. Ils sont à Barcelone durant deux épisodes avant de repartir très vite pour de nouvelles aventures en Asie.

E.J. : Nous avons choisi de développer cette petite introduction sur deux épisodes car il y avait un certain nombre d’éléments à poser avant de reprendre le cours de l’histoire. Il fallait réinstaller les personnages, le contexte et faire un lien avec la saison d’origine sans avoir besoin de la revoir.

Les personnages principaux sont-ils tous de retour ?

A
G. : Evidemment, les trois enfants (Esteban, Zia et Tao) mais aussi Mendoza et ses deux acolytes, Sancho et Pedro, reviennent. Quant au grand « méchant » de cette nouvelle saison, il s’appelle Zarès et est missionné par Charles Quint pour récupérer l’or. D’autres personnages secondaires malintentionnés apparaîtront ponctuellement au fil de l’histoire.

E.J. : Les héros rencontreront aussi un nouveau personnage, Ambrosius, surnommé l’alchimiste. Ce petit bonhomme les accompagnera dans leur périple, créant une tension avec Mendoza qui se montrera assez méfiant avec lui.

Pourquoi amener les héros en Chine ?

E.J. :
Jean Chalopin a suggéré l’idée que ces nouvelles aventures se déroulent en Chine ou au Japon, et nous l’avons adoptée ! Initialement, nous voulions aller dans ces deux pays mais nous nous sommes rapidement rendu compte que se serait un périple trop dense sur une seule saison.

A.G. : En effet, dans Les Mystérieuses Cités d’Or, les héros sont des enfants. Contrairement à des adultes, ils prennent leur temps pour découvrir le monde qui les entoure. L’équilibre entre le développement des intrigues et les moments plus contemplatifs est délicat à trouver, et c'est d'ailleurs un sujet sur lequel les équipes d’écriture et Jean Chalopin ont été assez vigilants.

Comment s’est passée la fabrication de cette suite ?

A.G. : 80% de l’activité de Blue Spirit se trouve en France. C’est une particularité dont nous sommes fiers ! Nous avons nos propres studios à Paris et Angoulême, et un troisième à Bruxelles. Pour la première fois, nous avons fait traiter une petite partie des dessins en Chine : nous avons créé les décors de référence avant de les envoyer à un studio chinois pour qu’il les décline.

E.J. : Travailler en France offre beaucoup d’avantages : comme nous parlons la même langue, la communication se fait facilement ; il n’y a pas le problème du décalage horaire... Au niveau du dessin, les recherches sur la transposition des personnages de 1982 à 2012 ainsi que sur les décors ont été gérées par Jean-Luc Franc?ois, le réalisateur, et Fernando Lira, le directeur artistique.

Les petits reportages à la fin de chaque épisode seront-ils encore présents ?

A.G. : Bien sûr ! Un petit documentaire d’1’30 clôturera chaque épisode. Les deux premiers reviendront sur Barcelone puis ils suivront les différents lieux parcourus par les enfants à travers la Chine.


 
Comment avez-vous fait pour remettre le dessin animé au goût du jour sans le dénaturer ?

E.J. : C’était une tâche assez compliquée! Réaliser une suite trente ans après représentait un défi de taille : il ne fallait pas décevoir les fans, tout en étant en phase avec l’actualité. Nous devions trouver la forme adéquate pour cette suite. Nous avons cherché pendant environ dix-huit mois. Jean Chalopin et Bernard Deyriès ont été présents tout au long de la création et nous ont apporté leurs conseils avisés. En fait, nous sommes partis dans toutes les directions, n’hésitant pas à nous éloigner énormément des dessins originaux... pour finalement revenir très près!

A.G. : Explorer cette élasticité était un travail nécessaire. Comme nous disposions de la technique 3D, nous avons d’abord voulu profiter de toutes ses capacités. Mais nous n’avons finalement pas cherché la prouesse technique et avons abouti à un effet assez proche des dessins originaux en utilisant une technique totalement différente car, de nos jours, plus aucun dessin n’est fait à la main. Le travail de recherche a été long mais nous sommes fiers du résultat. Nous avons fait de notre mieux pour raconter de belles histoires avec de beaux personnages et de beaux décors.

A l’ère du numérique, les goûts des enfants ont-ils beaucoup évolué ?

E.J. : A priori, non. La première saison des Mystérieuses Cités d’or, rediffusée sur NT1, a rencontré un beau succès, tout comme bon nombre de vieux projets. Les enfants d’aujourd’hui ont l’air d’adhérer aux dessins animés d’il y a 30 ans. Je pense qu’ils ont toujours les mêmes envies. Les Mystérieuses Cités d’or rassemblent beaucoup de thèmes qui devraient les satisfaire puisqu’il y a à la fois de la comédie, de l’amitié, de l’aventure, de l’émotion et de vrais moments de danger.

Pensez-vous rassembler plusieurs générations avec cette nouvelle saison ?

E.J. : La série est évidemment destinée aux enfants mais je sais qu’il existe une grosse attente de la part des fans de la première heure. Il est d’ailleurs amusant de voir ce que les enfants de l’époque en ont retenu, un souvenir souvent très éloigné de la réalité de la série ! Certains fans ont même demandé si les épisodes seraient diffusés en soirée... parce qu’ils travaillent dans la journée !









En collaboration avec TF1 & Blue Spirit Animation





 
 
 
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