Le retour d'une série culte,
Les Gardiens du temple !
Respectivement auteur et réalisateur de la première saison il y a trente ans, Jean Chalopin et Bernard Deyriès ont suivi de près l’élaboration de la suite des Mystérieuses Cités d’Or.
 
  
 
Comment cette suite a-t-elle vu le jour ?
Jean Chalopin :
Cette deuxième saison est née d’efforts conjugués pendant plus de dix ans et du soutien inconditionnel des fans. Elle trouve ses racines dans l’amitié entre Bernard Deyriès, Mitsuru Kaneko et moi-même, puis dans notre rencontre avec Eric Jacquot et l’équipe créative de Blue Spirit Animation. Finalement, c'est notre croyance en ce projet et notre volonté commune de prolonger l’aventure qui a permis au rêve de devenir réalité.


Pourquoi avoir attendu si longtemps ?

Bernard Deyriès :
Pendant longtemps, et malgré le succès constant des Mystérieuses Cités d’Or au cours des multiples rediffusions, aucune chaîne ne pensait qu'une suite était envisageable. C’est la génération des spectateurs de la première série, devenus des adultes, qui ont assuré le succès des ventes en vidéo sur plusieurs années et ont ainsi créé une sorte «d’appel» pour une suite.
Jean Chalopin :
Il a également fallu gérer des problèmes de droits très compliqués, notamment les droits d’adaptation du livre The King’s Fifth.


 
Pourquoi avoir choisi la société de production Blue Spirit Animation pour réaliser cette suite ?
Bernard Deyriès :
Eric Jacquot, le président de cette société, était un fan inconditionnel des Mystérieuses Cités d’Or et il voulait absolument produire la suite. J’avais déjà travaillé avec lui par le passé et je connaissais son sérieux et son professionnalisme. Lorsque Jean Chalopin a commencé à chercher une société pour produire une suite, il a rencontré Eric Jacquot qui a su le persuader.
Jean Chalopin :
Je n’ai absolument rien à ajouter
!


Quel a été votre rôle sur cette deuxième saison ?
Bernard Deyriès :
Avec Jean, nous avons assuré la supervision artistique et littéraire de cette suite. Nous avons été présents à chaque étape de l’écriture et de la production, notamment au début, lorsqu’il était nécessaire de « faire passer » l’esprit et le style de la série originale à la nouvelle équipe. Ensuite, Jean a particulièrement suivi l’écriture et je me suis concentré sur le développement graphique.

Jean Chalopin :
Mon implication a été plus créative que technique : je me suis plus soucié du contenu littéraire que du style et de l’animation, supervisés par Bernard. Je passe peu de temps en France mais, malgré les distances, j’ai travaillé très étroitement avec l’équipe d’écriture (essentiellement composée de Didier Lejeune et d’Eric Marais). J’ai aussi servi de liaison avec le Japon, et surtout avec mon ami et partenaire de toujours, Mitsuru Kaneko.


Quels éléments de la première saison vouliez-vous absolument conserver ?
Bernard Deyriès :
Comme le dit souvent Jean : « Nous sommes les gardiens du temple!» Malgré les trente années écoulées depuis la première saison et l’évolution des techniques de production, nous voulions une suite qui soit la plus « naturelle » possible. Principalement pour l’écriture et le dessin des personnages, nous avons été en lien avec les équipes de Blue Spirit Animation pour réussir à maintenir la série dans le style qui a fait son succès.

Jean Chalopin :
Le plus difficile au niveau de l’écriture a sans doute été de garder l’histoire du point de vue des trois jeunes héros. Les auteurs ont tendance à écrire «à leur hauteur» et à perdre la vision des enfants. Conserver ce point de vue, cette spontanéité et cette fraîcheur, a été pour moi à la fois le plus essentiel et le plus difficile.

 
 
Etes-vous satisfait du résultat ?
Bernard Deyriès :
Graphiquement, le résultat correspond à mes attentes. Si nous avions bénéficié de cette formidable technique à l’époque, c’est à cela que la première saison aurait ressemblé ! Dans les années 80, chaque dessin était produit manuellement. Aujourd’hui, grâce à l’informatique, l’image et le son sont proches d’une qualité cinéma tout en conservant, surtout pour les personnages, la simplicité 2D du graphisme de la série originale.
Jean Chalopin :
Honnêtement, j’ai un peu de mal à prendre du recul sur cette deuxième saison tant le travail a été titanesque ! Mais je crois que nous avons réussi à créer une très belle histoire. C’est maintenant au public de dire si nous avons réussi à apporter cette touche magique qui a fait des Mystérieuses Cités d’Or un feuilleton hors du commun.


Comment expliquez-vous le succès du dessin animé sur la durée?
Bernard Deyriès :
On m’a souvent posé cette question et il est très difficile d’y répondre. Je pourrais parler du contexte historique, des personnages attachants, de la recherche du père pour Esteban et Zia, des rapports avec ce personnage ambigu qu’est Mendoza... La réponse est peut- être dans le mélange de ces éléments. Il n’y a pas de recette pour fabriquer un succès.

Jean Chalopin :
Le succe?s tient sans doute au parcours extraordinaire de ces trois enfants pris dans la tourmente de l’avidité des adultes. Ils réussissent à rester eux-mêmes, innocents et spontanés, drôles et émouvants, rusés et inventifs, et sont surtout capables de déjouer les adultes ou de les rendre meilleurs, comme Mendoza à la fin de la première saison.
 

Pensez-vous que les goûts des enfants aient beaucoup évolué en trente ans ?
Bernard Deyriès :
Je pense qu’une bonne histoire mettant en scène des personnages attachants attirera toujours les enfants. Ce qui change, c’est la qualité de la technique qui délivre ces histoires et personnages. Pour moi, Les Mystérieuses Cités d’Or est une série totalement intemporelle.

Ce feuilleton a marqué toute une époque. Que ressentez-vous à l’idée de le voir s’adresser à une nouvelle génération ?

Jean Chalopin :
C’est un enchaînement assez naturel : les enfants d’hier sont les jeunes parents d’aujourd’hui. Mais je soupc?onne que bon nombre de parents viendront s’asseoir près de leurs enfants pour un petit retour en arrière un peu nostalgique et la joie de retrouver des héros qu’ils pensaient à jamais disparus.
 


 
En collaboration avec TF1 & Blue Spirit Animation

 



 



 
 
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